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samedi 28 juillet 2012

De Bocas del Toro à Tortuguero

Tortuguero se trouve sur la côte caraïbéenne (Atlantique) du Costa Rica. Il va falloir prendre quatre bus, deux bateaux et passer bien entendu une frontière. Temps éstimé: 1 jours et demi. Le départ sera lent. C'est la saison des pluies en Amerique Centrale du coup il pleut des litres d'eau le matin de notre départ. 10h, c'est parti. Nous reprenons la même compagnie de bateau pour quitter l'île malgré notre incompréhension des prix à l'aller. Le premier bateau est plein à l'embarcadère. On attend de monter dans le suivant à peine 20 minutes plus tard. Et là, avant de partir, on nous dit de redescendre car on a pas de billets...."Mais où faut-il prendre les billets, il y'a bien un guichet mais personne n'est derrière le comptoir". La personne qui nous fait descendre, de très mauvaise foi, nous dit qu'elle n'a pas bougé! "non mais c'est du n'importe quoi cette compagnie". Raphaëlle est prête a casser la barraque. Un argentin, avec qui nous allons voyagé pour la journée est dans le même cas. "Bon alors c'est quoi le prix?" . 3 dollars. Bon OK, à l'aller, le prix officiel était de 4.... 11h (nous avons perdu une heure) et enfin nous quittons cette île touristique.
Le bateau, à peine amaré, les taxis prennent nos sacs. "No gracias". 30 dollars pour trois pour aller à la frontière. Mais comment ils savent qu'on va la bas? "No gracias". "1 dollar par personne pour le terminal de bus". "No gracias". L'argentin était presque prêt à payer le taxi jusqu'au terminal de bus mais on le convaint que ce n'est qu'à 100m d'après nos recherches sur notre guide. Effectivement, 3mins à pied plus tard nous y sommes. Enfin, nous nous retrouvons avec des locaux et c'est tout de suite beaucoup plus détendu. Le Premier bus pour Changuinola part rapidement. L'assistant du chauffeur est très sympa. Il nous fait déposer juste devant notre deuxième bus qui part quasi immédiatement pour Guabito, à la frontière.

Les passages de frontières terrestres sont toujours un peu vague. Nous passons dans un premier bureau pour payer une taxe de sortie puis faisons la queue pour faire tamponer notre passeport. L'argentin nous dit "Mais vous n'avez pas eu le sticker comme quoi vous avez payé la taxe?" "Euuuh nonn...". On y retourne d'un ton ferme, et la personne nous dit innocement "Ah je pensais que je l'avais collé dans notre passeport" alors qu'il nous les a même pas demandé. Il voulait se mettre l'argent dans la poche ouais....Tout fier avec notre beau sticker, nous faisons la queue à nouveau. C'est bon nous pouvons traverser un vieux pont de ferraille, prêt à s'ecrouler, pour aller au Costa Rica.


Qu'est ce qui nous attend de l'autre coté....Des taxis bien sur. "no gracias". Un autre tampon obtenu cette fois ci sans difficulté nous nous dirigeons vers le terminal pour prendre notre bus vers Limon. C'est là que nos chemin se séparent avec l'argentin qui se dirige vers une station balnéaire plus au Sud. 3 heures plus tard, nous arrivons à Limon (citron en espagnol) où nous trouvons un placard pour la nuit. Mais y'a la télé avec 99 chaines. Et qu'elle est la spécialité de Limon? Et non pas les citrons, c'est les bananes! Toute l'agriculture de la région y est consacrée. Apparement 60% part vers les Etats Unis, 20% le Canada et 20% l'Europe. Limon n'est pas du tout touristique mais on y trouve un bon resto et un supermarché bien garni dans lequel nous faisons le plein de course car Tortuguéro risque dêtre cher.

Lendemain matin, il faut essayer de trouver un moyen d'aller à l' embarcadère dans la ville voisine de Moin. "No taxi gracia". Nous allons au teminal de bus où nous rencontrons JJ, un agent de voyage sympathique, qui nous enmène à un autre terminal pour prendre le bus de Moin. "Ah enfin quelqu'un qui comprend qu'on veut pas de taxi". Il nous accompagne à l'embarcadère tout en voulant qu'on prenne son bateau jusqu'à Tortuguero. Comme les prix sont fixes, il n'y pas vraiment de concurence. C'est à celui qui attrapera le touriste le premier qui sera recompensé. "OK c'est bon". Raphaëlle dit: "Mais où est ce qu'il est passé avec notre argent?" . Pendant une heure d'attente, c'est le stress ,nous n'avons pas de billet, ni reçu. Va t'on embarquer sur un bateau ou non? Finalement, le capitaine nous fait monter sur le dernier bateau. OOuuuf.

Toruguero est uniquement accessible par bateau ou par avion (pour les riches). Par Moin, c'est un chemin un peu atypique puisque on prend des canaux qui longe la côte. Le trajet dure 3-4 heures. On devrait y voir des crocodiles.... La végétation est dense, puisque c'est tropicale. Notre capitaine nous fait découvrir le labyrinthe de canaux en passant parfois devant des ouvertures vers la mer très agitée. C'est pour cette raison qu'ils ont été creusé. Toujours pas de crocodile en vue. Mais nous voyons un paresseux et quelques espèces d'oiseaux, kingfisher, hérons vert, pélicans etc....Qui dit climat Tropicale, dit pluie. Les 2 dernières heures seront passés avec nos ponchons sur le dos afin de rester le plus possible au sec. Nous arrivons à Tortuguéro, sans avoir vue de crocos, trempés. La premère chose après avoir touver une cabina (nom des hotels pas trops cher au Costa Rica): prendre une bonne douche chaude.

Tortuguero is on the carabean (Antlantic) cost of Costa Rica. We need to catch four buses, two boats and get through a border. Estimated time: One and half day. It's a slow start. It's the rainy season in Central America and buckets of water are falling on the morning of our departure. We retake the same boat company despite our incomprehension of prices on our way to Bocas de Toro. The first boat at the quai side is full. We wait for the next one not even 20 minutes later. Just before leaving, we're told to get off the boat because we don't have a ticket...."But where do we need to take our tickets, nobody is behind the counter". The person who tells us to get off says that she hasn't moved from the counter, which is an absolute lie. Raphaëlle is ready to break the whole place. An argentinean guy with whoom we're going to travel most of the day finds himself in the same position as us. "OK so what is the price?". 3 dollars. OK, the official price the other way was 4 dollars..... 11am (we have lost a full hour) and at long last we leave the touristic island.

The boat has just mored up and taxis are ready to take our bags. "No Gracias". 30 dollars to go to the border. But how do they know we're going to the border? "No Gracias". "1 dollar per person to the bus terminal". "No gracias". The argentinean is nearly ready to catch a taxi to the bus terminal but we convince him that it's only 100m away after having looked it up on internet the night before. Indeed 3 minutes later, we're at the terminal. We 're amongst locals and immediately the atmospere is more relaxed. The first bus for Changuinola leaves rapidily. The driver's assistant is very kind. He drops us off just in front our second bus that leaves straight away for Gaubito, at the border.

Border crossings by foot are always a little vague. We pass by a first office where we pay an exit tax and then cue up to get our passport stamped. The argentinean says to us "But you didn't get the sticker in your passport that prooves that you paid the tax?". We go back to the first office and ask in a firml way for our sticker. Innocently the person tells us that he thought he had stuck it in our passports. He wanted to keep the money really....Very proud of our sticker, we cue up again. OK we're clear to cross over an old colpasing steel bridge to enter Costa Rica.

And what is awaiting the other side....Taxis of course. "No gracias". Another stamp is obtained without difficulty to enter the country. We head towards the bus terminal for a bus to Limon. This is where our journeys split with the argentinean guy. 3 hours later, we reach Limon (lemon in spanish) where we find a cupboard for the night. But there's TV with 99 channels. And what is the speciality of Limon? Nope, not lemons, it is bananas! It's the agriculture focus in the whole area. Apparently 60% are exported to the US, 20% to Canada, and the rest to Europe. Limon is not touristic but we do find a good restaurant and a well stocked up supermarket in xhich we buy lots of food because Tortuguero could end up being quite pricey.

The next morning, we need to try and get to the docks in the neighbouring town of Moin. "No taxi gracias". We go to the bus terminal and meet JJ, a friendly travel agent, who takes us to the next terminal to get the bus to Moin. "At long last somebody who understands that we don't want a taxi". He even accompanies us to the dock to ensure that we take his boat. The prices are set and there isn't any competition. It the one who will catch the tourist first that will be rewarded. "OK we accept the offer". Raphaelle says: "But where did he go with our money?". During one hour, while waiting for the boat, the stress is building up, we don't have a ticket, neither a receipt. Are we going to embark or not? The captain finally makes a sign to us for the last boat. Pppfffeeww.

Tortuguero is only accessible by boat or by plane (for the rich). Via Moin it a more awkward route as we take canals that follow the coast. The journey lasts 3-4 hours. We should see some crocodiles....The tropical vegetation is dense. Our captain takes us through a maze of canals, passing by exits to the agitated ocean. This is the reason why they've been built. Still no crocs in sight. But we see a sloth and a few bird species, Kingfisher, green herons, pelicans, etc....Tropical climat means rain. The two last hours are with our ponchons on our backs to try and keep dry. We arrive at Tortuguero drenched, without having seen a croc. The first thing after having found a cabina (name of cheaper hotels in Costa Rica) is to take a good hot shower.


lundi 23 juillet 2012

Bocas del Toro

Non nous n'allons pas nous jetter dans la gueule du lion mais bien allez dans la bouche du taureau cet ensemble d'iles que tout le monde nous décrit comme "superbe", "paradisiaque" ou "magnifique". Après une journée de repos et une bonne nuit de sommeil nous avons repris assez de force pour continuer notre voyage. L'expédition volcan est derrière nous, direction les iles caraïbéennes. Retour à David, grande ville de passage, prendre un minibus archi blindé pour rejoindre Almirante, port d'où partent les barques pour Bocas del Toro. Derniers arrivés dans le minibus, Raphaëlle a un demi siège au fond entourée d'enfants voyageant debout tandis qu'Alec est sur un strapontin bien inconfortable à côté du conducteur.
A peine sortis du bus les conducteurs de taxi nous sautent dessus, bienvenue au Paradis des touristes! 2$ et 500mètres de taxi plus tard nous arrivons à l'embarcadère. La famille écossaises croisée à David nous a prévenue, le prix c'est 2$. Le vendeur au guichet nous en demande 4, le taxi nous avez dit que c'était 3...On s'éverve un peu et arrivons à embarquer pour 3$ chacun. Dans l'unique ville de l'ile, la recherche d'un hôtel s'avère difficile, ils sont soit très chers, soit complets, le week end n'aide pas. Un local nous propose de nous aider dans notre recherche, un peu desespérés pour une fois nous acceptons. Après plusieurs tentatives nous arrivons dans un endroit calme, très propre et sans doute avec les meilleurs prix de l'ile.Seuls occupants des lieux une sympatique famille américaine de San Diego. L'homme qui nous a aidé vend des tours en bateau et nous décidons d'en réserver un pour le lendemain en négociant les prix bien sur.

Le lendemain, l'heure tourne et pas de nouvelles de notre guide pour le tour en bateau. Tout commence à tourner dans notre tête: "On aurait jamais du payer la moitié." "Il a passé un coup de fil mais je suis pas sûre qu'il ai donné le nom de l'hôtel." "On a même pas pensé à demandé un reçu." Une demi heure de retard, nous pensons déjà bien fortement à aller au commisseriat raconter à la police comment nous nous sommes fait arnaquer lorsque l'homme sonne tranquillement à la porte pour venir nous chercher. Aucune excuse pour le retard, c'est l'heure des iles ici!
Arrivés sur le ponton de l'agence, nous embarquons sur un premier bateau qui nous emmène sur un second bateau qui part faire le plein à la pompe à essence. Bref une heure plus tard nous partons enfin vers le coin où nous devons voir des dauphins. Nous tournons vingt minutes avant que le pilote nous dise qu'il est trop tard et que nous ne les verrons plus. Trop tard? La faute de qui?!! Escale suivante, un restaurant sur piloti, l'endroit est sympa mais on nous avait prévenu c'est cher donc nous avons notre pique nique avec nous comme tout les autres passagers. Dix minutes plus tard nous repartons direction une ile de sable blanc peuplée uniquement de cocotiers. Nous profitons de cet endroit de rêves pour manger et piquer une tête. Pas difficile d'entrer dans l'eau turquoise qui doit avoisiner les 30°. Nous avons enfin compris pourquoi tout le monde parlait d'iles paradisiaques. Deux bonnes heures plus tard nous retournons à bord de notre embarcation qui nous ramène vers le restaurant. Toujours pas question de consommer mais tout autour l'eau grouille de coraux et de poissons. Nous plongeons cette fois ci avec masque et tuba pour profiter des merveilles aquatiques. GEraldine se prend pour une star (c'est vrai, elle en est une, on le sait)!

Retour sur Bocas del Toro fatigués et rouges de quelques coup de soleil.

We're now heading to the paradise, superb, as described by numerous people we met, archipelagos of Boca del Toro (the bulls mouth). After a good day's and night rest from our volcano escapade, we have recuperated to continue our journey towards the caribean sea. We're the last to board the minibus and Raphaëlle gets half a seat in the back surrounded by kids travelling standing up whereas Alec is sitting on a plank next to the driver!
Just off the bus, taxi drivers harrass us. Welcome to tourist land! 2$ and 500 metres later, we reach the port. The scottish family that we had met in David had told us that the boat was 2$. The guy at the ticket counter asks us to pay 4. The taxi told us 3...We get angry and manage to get on for 3$ each. On the unique town of the island we decide to go to, the hotel hunt becomes a challenge. They're either too expensive or full, the weekend isn't helping us. A local guy offers his help that we accept. After a few attempts, we find one with probably the best price in town. The only guests are very kind american family from San Diego. The guy who helped us find a place sells boat tours and we decide to book one for the next day, after a good negociation of course.
The next day, time is ticking over and there's no news from our guide for the boat tour. So we start imagining things: "we should have not paid half last night"."He did call on his cell a person but we're not sure that he gave the hotel name". "We didn't even get a receipt". Half an hour later, when we were strongly thinking going to the police station to report a scam, the door bell rings. It's him. No apologize, it's an island rythm here!
We arrive at the dock and board a first boat that takes us to a second which goes to the fuel pump to fill up. Why can't they do that before? Anyway, one hour later, at long last we go to the area where we can see dolphins. We search for them for 20 minutes and the captain says that we won't see any, it's too late. Who's fault is that?!! Next stop is at a restaurant on the water. It's all very nice but the place is out of price. We have taken a picnic just like most of the other passengers on our boat. Ten minutes later, we shoot off towards another island with palm trees and white sand. We eat and go for a swim. It's absolutely not difficult to get in the water which must be around 30 degres. We now understand why it's paradise here. A good couple of hours later; we board again and the captain takes us back to the restaurant. There's still no way we're going to consume anything. All around us the sea is crystal clear with coral and many fish. We dive this time with borrowed snorkeling gear to have a look at the fantastic sea bed and marine life. GEraldine thinks she is a star (well she is one, we know that)!
We head back exhausted with a few sunburns.

Boquete

Un bon petit déjeuner avec toast grillés au beurre de cacahuète et rondelles de bananes et nous voilà parti attraper un bus direction Boquete à l'Ouest du Panama. Installés depuis à peine une heure dans le bus nous tombons en pleine manifestation. En fait au Panama il n'y a qu'une grande route principale: la Panaméricaine, et à peine 30 manifestants à l'air pacifiste réussisent à bloquer l'axe pendant deux heures. Vers 19h, nous arrivons à la ville de David, notre connexion pour Boquete devra attendre le lendemain matin.
Dans le bus nous avons rencontré un français habitant au Panama depuis quelques années. Très sympathique, il nous dépose dans un hôtel du centre "Chambres en ville", on se croirait à la maison. L'ambiance est très familiale, une famille d'écossais et une autre de français occupent déjà les lieux et les bambins courrent joyeusement en tout sens. La conversation s'engage dans la cuisine et nous découvrons que Virginie, la maman française, est fille de marinier. Quelle coïncidence! La discussion embarque alors forcément sur les péniches et comme le monde est tout petit, le père de Virginie tient un blog bien connu d'Alec puisque notre péniche en navigation est en photo dessus.
Le lendemain matin, pas le temps de profiter de la piscine, nous embarquons dans un des fameux diablo rojo direction Boquete. Nous posons nos sacs à l'hôtel et direction notre première ballade avec une grande envie de se dégourdir les pattes. Un chemin nous emmène dans la fôret jusqu'à une grande cascade, l'air et frais et les moustiques quelques peu agressifs mais nous profitons tout de même du paysage pour pique niquer. De retour à l'hôtel nous rencontrons deux couples de français qui ont décidé de grimper le Volcan Baru durant la nuit car c'est à l'aube qu'on a une vue dégagée. Du sommet le plus haut du Panama (3400m), il est possible de voir l'Océan Pacifique et l'Océan Atlantique. Nous décidons d'embarquer avec eux pour l'aventure. La nuit risque d'être longue, il est 15h nous partons nous coucher.
23h40, le taxi nous dépose à l'entrée du sentier montant au volcan. Les frontales s'allument et l'ascension commencent. Le chemin grimpe, et grimpe et glisse. Pas facile mais hereusement nous sommes plusieurs et les discussions permettent de faire passer le temps plus vite. Au bout de deux heures une petite pause "barre de céréales" s'imposent. Il faut prendre des force et le froid de la nuit commence doucement à nous pénétrer. 5h30 du matin, après une marche de 13,5km et 1600mètres de dénivelé positif, nous atteignons le sommet. Le soleil ne se lèvera qu'une heure plus tard, nous nous abritons derrière un bâtiment et nous serrons tous comme des pingouins pour se réchauffer.
6h20, nous grimpons les derniers 5m sur les crètes pour aller jusqu'au point de vue attendre le levé du soleil. Nous pouvons admirer la vallée tout autour ainsi que le Pacifique au loin. Hélàs, nous n'aperceverons pas le soleil caché par d'épais nuages qui montent vers nous. L'Atlantique reste lui aussi invisible. Après 30minutes d'attente nous décidons de redescendre vers des hauteurs plus clémentes. La pente est raide (on peut la voir désormais!) et le chemin glissant, nous auront le droit à quelques chutes, heureusement sans conséquences graves. A peine une heure de descente et la pluie se met à tomber, doucement puis de plus en plus forte. Le chemin se transforme en ruisseau puis en torrent. Plus la peine d'éviter les flaques d'eau, nous sommes trempées jusqu'aux os. Ce n'est que trois heures plus tard, arrivés en bas du chemin, que la pluie cesse enfin. Retour dans notre chambre où nous nous effondrons épuisés par ces 27km parcourus en 9h.
A good breakfast with peanut butter and bananas and off we go by bus to Boquete, west of Panama. After half an hour, we get stuck in a demonstration. In Panama, there's only one main road, the Panamerican. Approximatively 30 pacifist people manage to block the road for two hours. We arrive towards 7pm at a town called David and our connection for Boquete will have to wait the next day. In the bus, we meet a french guy living in David since a few years. He's very kind and drops us off at a hotel in the centre, "chambre en ville", that makes us feel at home. There's a family vibe to the place: A scottish family and a french one are also guest and their kids are running about joyfully. We start talking in the communal kitchen (yes we cook) and we discover that Virginie, the french mother, is the daughterfrom a working barge family. What a coincidence! The discussion obviously focuses on barges and another strange coincidence: her father has a blog that Alec knows about because a picture of our barge was taken last year while navigating.
The next morning, we don't have time to have a dive into the pool, we board one if the famous Diablo Rojo to Boquete. We drop our bags at the hotel and we go for a small walk to stretch our legs. The path takes us to a waterfall, the air is fresh and the mosquitos are out. We make the most of it and picnic. Back to the hotel, we meet two french couples who have decided to climb the Baru volcano during the night because it is at dawn that you get the best views. From the top, the highest point in Panama (3400m), you can see the Pacific and Atlantic ocean. We decide to join them. The night is going to be long, it's 3pm, we go to bed!
11.40pm, the taxi leaves us at the ational parc entrance where the path starts. The head torches are switched on and the climb begins. The path is steep and slipery. It's not that easy but it's good to be several of us because time flies by whilst talking. After two hours, our first cereal crunchy bar rest. We need to gain strengh and it's starting to get cooler. 5.30am, after a walk of 13.5km and an elevation of 1600 metres, we reach the top. The sunrise is not planned for another hour so we get close up to each other to keep warm.
At 6.20am, we climb the last 5 metres on the ridges to get to the view point and see the sun rise.We can see the valley around us and the Pacific ocean in the distance. Unfortunately, we won't see the sun hidden by massive clouds coming our way. The Atlantic is also invisible. After half and hour, we decide to start our descent towards a warmer climat. The path is steep (we can now see it!) and slipery. There will be a few skids from each of us but nothing broken thankfully. After an hour, it starts raining and the path trasform into a stream and a river! No need to avoid the puddles, we're soaked. Three hours later, we reach the bottom and the rain stops... We get back to our room and collapse after having walked 27km in 9 hours.

dimanche 22 juillet 2012

Panama City

Nous aterrissons à Panama City en fin d'après midi. Pas question de prendre un taxi pour aller en ville, c'est trop cher. Pourquoi les taxis d'aéroport c'est toujours une arnaque? Nous quittons l'aéroport à pied. Il fait chaud. Nos pulls sont rapidement rangés dans les sacs. Les bus de ville ne sont bien évidement pas indiqué à l'aéroport car le prix est 60 fois moins cher qu'un taxi. Après avoir mis un peu de temps à comprendre le système de paiement par carte rechargeable dans n'importe quel supermarché, nous arrivons à monter dans un bus flambant neuf, climatisé, qui nous amène au centre. Les bus locaux de Panama, Los Diablos Rojos (les diables rouges) sont malheureusement en train de disparaitre en ville. Ce sont des anciens bus d'écoles americains (les school bus jaunes qu'on voit dans les films) magnifiquement repeint. La première chose qui nous saute aux yeux dans les transports, en comparaison avec l'Amérique du sud, c'est la population majoritairement d'origine caraïbéenne, ce qui est logique puisque la mer des caraïbes ne se trouve qu'à 80 kilomètres de la côte du Pacifique.
Nous trouvons tardivement un hotel dans le quartier vieux de Panama. Celui ci vient d'ouvrir il y'a 10 jours. Du coup le personnel est très sympa et c'est ultra propre. Le vieux Panama c'est un énorme chantier que nous decouvrons le lendemain matin. C'etait un grand squat d'immeubles abandonnés durant de nombreuses années. Tout est dans un piteux état. Il est impressionant de voir le travail réalisé pour remettre ce quartier d'aplomb. Très visiblement, dans quelques années se sera le quartier chic de la ville, comme ça l'a était d'antan. Pour l'instant, c'est un entre deux d'un quartier avec restaurants/bars bobos et d'un quartier populaire dans lequel les gens ne veulent pas quitter leurs logements. C'est malheureux mais ces derniers seront obligé de partir par faute de moyens et de pression de la ville. Nous allons également nous ballader dans la nouvelle ville qui est aussi en chantier: D'énormes grattes-ciels poussent un peu partout comme des champignons.
On ne vient pas au Panama sans voir bien évidement la fierté du pays: Le canal. Aujourd'hui nous y consacrons toute la journée. Ce qui fait évidement le bonheur d'Alec. Tout d'abord, au programme, un petit passage à un musée que se trouve à 5 minutes de notre hotel. Celui ci décrit l'historique du canal, les conditions de vie lors de sa construction et la gestion du canal entre les Américains et les Panaméens jusqu'en 1999 ou il fut entièrement confié à ces derniers. Il faut quand même savoir que les premiers coups de pioche du canal furent entrepris par les français fin 19eme siècle. Faute de moyen, tout a été abandonné au profit de la reprise du chantier par les americains qui le terminèrent en 1914.
C'est pas le tout, il faut aller voir ce chef d'oeuvre. C'est incroyable, Raphaëlle réussit à nous faire passer par le musée d'art contemporain avant d'attraper un bus...La collection n'est vraiment pas terrible. Ca y'est on y est, à l'écluse de Miraflores! Nous avons de la chance, un énorme porte container s'apprète à rentrer dans l'écluse lors de notre arrivée. Il est guidé par 8 locomotives qui le maintiennent dans l'axe. C'est impressionant de voir le navire d'une longueur de 290m sur 30m de large se glisser dans le sas. Le prix pour passer le canal est tout aussi vertigineux: Le porte container en question a payé la petite somme de 400 000 dollars en espèces et en avance pour franchir le canal...Tout ceci au profit de l'économie panaméenne bien sur. Le pays a d'ailleur bien compris la richesse générée par l'ouvrage: Un énorme chantier est en cours pour l'élargir afin d'accueillir des bateaux encore plus grand d'ici fin 2014.
We land in Panama City late afternoon. No way, we're going to take a taxi to get into town, it's way too expensive. Why are airport taxis always a scam? We leave the airport by foot. It's really hot. Our jumpers are quickly packed away in our bags. The town buses are of course not indicated at the airport because the price is 60 times cheaper than a taxi. After spending a little while understanding how the fares are paid via a rechargeable smart card purchased in supermarkets, we manage to get into a brand new bus that takes us to the city centre. The local buses, Los Diablos Rojos (the red devils) are unfortunately being faded out in town. They are old american school buses (yes the yellow ones that we see in movies) that are beautifully repainted. The first thing we notice in the transports, in comparison with South America, is the vast population with caribean origins, which is logical afterall as the the caribean sea is only 80 kilometres away.
We find a hotel late in the old quarter of Panama. It just opened 10 days ago. We're very welcomed and the place is spotless. The old Panama area is a big building site that we discover the next morning. For years, it used to be a huge squat of abandoned colonial buildings. Everything is in pretty bad shape but it's amazing to see the work done to revamp the whole area. No doubt in a few years, it will the posh area of town as it was originally. For the time being it's a mix of chic restaurants and a local quarter where the inhabitants don't want to leave. It's pretty bad, they will no doubt have to vaccate due to prices increases or pressure from the town administrations. We then go and walk around the new town which is also a building site in certain places: Skyscrappers are being completed.
We don't come to Panama without seing of course the country's pride: The canal. Today, our day will be entirely devoted to it, which of course contents Alec. First of all, we head to a museum five minutes away from our hotel. It describes the canal history, the life conditions whilst building it, and its management between Americans and Panamanians until 1999 when it was entirely handed over to the latter. We must highlight that the first trenches were built by the french in the 19th century. Due to bankrupcy, everything was abandoned and the Americans successfully completed the project in 1914.
OK Enough of that, we need to go and see the masterpiece. It's amazing, Raphaëlle manages to get us to visit the contemporary art museum just before catching a bus.....The art collection isn't that great. OK, here we are at Miraflores lock! We're lucky, a container ship is about to enter the lock. It is guided by eight locomotives that line it up correctly. It is impressive to see a 290 metres long and 30 wide ship slide so smoothly into its tub. The price to pass the canal is just outrageous: The container ship had to pay 400 000 dollars cash and in advance before entering the canal....All this to the benefit of the Panamanean economy of course. The country has clearly understood the welfare from its asset: Works are on going to enlarge the canal by end 2014 so that even bigger ships can transit through.